Les prix des biens immobiliers anciens ont de nouveau baissé au troisième trimestre. Selon la Fnaim, ce mouvement de baisse pourrait persister jusqu’en 2013.

Une chute de 1,1 % en l’espace d’un an

La crise continue de faire des ravages sur le marché immobilier en France. Les prix des biens anciens affichent un recul léger de l’ordre de 0,6 % sur le trimestre clos septembre dernier, soit une baisse de 1,1 % sur l’année. Selon les anticipations des analystes, cette tendance à la baisse ne prendra pas fin cette année vu la situation actuelle. Les deux derniers mois de l’année sont perçus traditionnellement comme peu dynamiques, affirme Jean-François Buet dela Fnaim. Ainsi, il serait illusoire d’envisager une hausse durant ces périodes. Probablement, la baisse moyenne va s’établir entre 1 % et 1,5 % sur l’ensemble de l’année, rajoute-t-il.

Une baisse plus forte dans la région francilienne

Comparativement aux autres régions, la baisse est plus forte sur l’Île-de-France, à près de 2 % à Paris intra-muros. La région Provence-Alpes-Côte d’Azur n’a pas été épargnée non plus, ce qui est paradoxal étant donné que ces zones sont réputées pour être les plus tendues dela France. Le mouvement de baisse va se poursuivre jusqu’en 2013 selon la Fnaim, d’autant que les prix sur le marché sont actuellement surévalués. L’agence exclut tout scénario de hausse, même pour l’année prochaine, annonçant qu’au mieux, les prix se stabiliseront.

Le volume de transaction en repli de 15 %

Dans un contexte de flambée de prix, le volume de transactions a accusé un repli de près de 15 % au T3 comparativement à la même période de l’année passée. Bien que plus faible par rapport au T1, cette chute a entraîné un gel du marché des résidences secondaires et des investissements locatifs. Probablement, près de 690 000 biens vont changer de mains en 2012 selon les analystes, très loin des 808 000 publiés l’an dernier. Ceci en dit long sur la chute du pouvoir d’achat immobilier des ménages français.