Cécile Duflot était en visite d’un immeuble vide parisien, transformé en logement. Elle a déclaré à la presse qu’aucun bâtiment vacant ne devrait être laissé vide à un moment où la crise du logement est à son comble.

La réquisition était la solution évidente

Face à la saturation du système d’hébergement d’urgence et la crise omniprésente du marché du logement, la ministre Cécile Duflot a fait le point avec la presse. En visite d’un centre d’hébergement dans le 8e arrondissement, Mme Duflot a notamment rappelé que les bureaux vacants en région parisienne devaient s’estimer à 3,5 millions de m², contre 5 millions probablement pour toute la France. Pour rappel ce bâtiment a été occupé par l’INPI avant que cette dernière n’ait déménagé dans la banlieue de Paris. Le gouvernement avait alors trois choix pour l’avenir de cet immeuble : soit le murer, soit l’utiliser ou alors le faire gardienner. Pour la ministre, la solution était trop évidente à savoir la réquisition du bâtiment pour l’utiliser. Depuis le début de l’année 2013, la gestion de ce bâtiment est assurée par l’association Aurore. Environ 120 personnes sont par ailleurs hébergées sur les lieux, dont la majorité sont des femmes seules et des familles avec enfants.

Une réquisition provisoirement définitive

D’après Pierre Coppey, numéro un de l’association Aurore, cette réquisition était au tout début prévue pour être temporaire, afin de répondre aux besoins d’hébergement d’urgence durant l’hiver. Finalement, le bâtiment a été destiné à recevoir des familles toute l’année, en attendant qu’il ne trouve une autre occupation. Il a d’ailleurs ajouté que l’association assume et revendique son statut de squatteur légal, de manière à quitter les lieux au moment où cela leur sera exigé. D’ailleurs, la ministre Cécile Duflot a ajouté que bon nombre d’anciens bureaux sont actuellement transformés en logements et utilisés à titre temporaire, même ceux qui appartiennent à des propriétaires privés, notamment les cliniques. Toutefois, elle a souligné le fait que le projet de réquisition des bâtiments privés qui contiennent au moins 5 logements vides a poussé les propriétaires à remettre leurs logements en relocation : ¾ des bâtiments recensés l’année dernière sont aujourd’hui reloués. En conclusion, elle a affirmé que l’objectif est de ne plus avoir de logements vides.