Le premier trimestre 2013 a affiché un taux de retard de paiement inquiétant en France comme en Europe, selon une étude menée par le cabinet Altarès. Consciente du problème, l’Europe a décidé de réviser sa législation, afin de pénaliser les mauvais payeurs.

Des disparités selon les secteurs

Cette étude a démontré entre autres que le secteur du bâtiment est grandement concerné par ces retards : environ le quart des professionnels du bâtiment retardent le règlement de leurs factures de plus de quinze jours.
La construction s’en sort plutôt bien, avec 40% des professionnels qui règlent à temps leurs factures. Ce secteur est d’ailleurs celui qui respecte au mieux les échéances de paiement de factures. Le taux de paiement stable de ce secteur a pourtant glissé de 0,6% sur un trimestre, ce qui dénote un léger recul. Dans le domaine de l’industrie, la stabilité est avérée, le taux de règlement étant resté à 26,2%. Les pires statistiques reviennent au secteur de la logistique et du transport, où l’on recense 35,4% des professionnels qui règlent leurs factures avec un retard de quinze jours voire un mois.

L’Europe a du coup révisé sa législation

Ces problèmes de retard de paiement ne concernent toutefois pas la France uniquement. D’autres pays européens sont confrontés au même problème : avec respectivement 78,1% et 52,6% d’entreprises payant à temps leurs factures, l’Allemagne et les Pays-Bas se voient décerner la palme des meilleurs payeurs en Europe. Toutefois, d’autres pays comme le Portugal, l’Italie et l’Espagne n’ont pas eu ce mérite, leur économie ayant été écorchée par la crise. Plus du quart des entreprises au Portugal repoussent alors le paiement de leurs factures à plus d’un mois.
Tous ces retards de paiement ont poussé l’Union Européenne à réviser un dispositif applicable dès le 17 mars 2013, visant à réduire les retards de paiement des entreprises dans le domaine public et privé : les mauvais payeurs se verraient alors pénalisés. Cette mesure est instaurée afin que les PME retrouvent l’équilibre qui manque à leur trésorerie. Les chiffres du trimestre suivant sont donc attendus à la hausse.