Les responsables des collectivités dans les villes du département du Gard montent au créneau pour critiquer la loi sur les logements sociaux.

L’État demande l’impossible

La loi sur les logements Duflot continue d’essuyer les critiques des responsables des collectivités. La maire de la commune de Manduel dans le département du Gard, riche d’une population constituée de 5 600 individus se plaint qu’il sera impossible pour des localités ne comptant que très peu ou pas de HLM dans son parc de construire des logements sociaux équivalents au quart de son patrimoine. Le maire de Milhaud, Jean-Michel Avellaneda, non moins vice-Pdt de Nîmes Métropole note pour sa part que sa circonscription, qui ne disposait d’aucun logement social en 1995 doit en fabriquer 465.

Cet élu fustige la loi sur le HLM en indiquant que les sanctions appliquées aux localités n’atteignant pas les objectifs imposés par l’administration sont exagérées. La commune de Milhaud devrait en effet s’acquitter d’une amende de 55 000 euros. Ce responsable déplore que l’administration ne prenne pas en considération le passé de ces petites villes. De ce fait, ces dirigeants recommandent que l’État adapte ces mesures en fonction des spécificités des villes. En plus, de tels projets doivent être réalisés avec minutie.

L’État s’en tient à sa politique du logement

Les villes en difficulté ont beau crier. L’administration entend appliquer sa politique du logement, qui après une censure du Conseil des Sages a été finalement entérinée par ce dernier. Ces mesures, très impopulaires aux yeux des responsables de collectivités ont conduit en effet à un renforcement de la disposition SRU. En infligeant une sanction très sévère à la commune de Villeneuve-lès-Avignon, l’État a démontré qu’il s’agit d’un impératif.

La ministre en charge du Logement a insisté que le problème du logement de l’Hexagone relève de l’urgence. Cette responsable a indiqué que le pays compte1,7 millions de demandeurs de logements. La situation risque d’entre encore plus tendue dans les années à venir avec la croissance de la population. L’effectif des foyers français devrait passer à 32 millions contre 27 millions actuellement.