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La loi Duflot II : le point de vue des professionnels

La FNAIM déclare ne pas être en faveur de la loi Duflot II. Les conséquences risquent d’être désastreuses, note Jacky Chapelot, un porte-parole de la fédération.

La FNAIM s’oppose à la loi Duflot II

La FNAIM -Fédération nationale de l’immobilier- est hostile au projet de loi Alur. Elle désapprouve notamment l’idée de vouloir encadrer les frais d’agence. Si le texte venait à être voté par les parlementaires, le risque serait une perte financière d’un montant d’environ 200 millions d’euros, précise Jacky Chapelot, un porte-parole de la fédération. Pourtant, selon la ministre du Logement, Cécile Duflot, ce plafonnement est une mesure destinée à soutenir le secteur immobilier actuellement en difficulté.

Il est vrai que dans la capitale, les frais de locations sont hors de portée, mais sur les autres villes, à l’image de Lyon, ils ne représentent qu’une faible part du loyer, constate la FNAIM. Avec ce plafonnement, les agences seront contraintes de prendre d’autres mesures pour réduire les coûts. La fédération affirmait s’attendre à une suppression de 10 000 emplois. Si les propriétaires sont les seuls à devoir supporter les frais des agences, la question est de savoir qui prendra en charge le marketing, les frais de publication des annonces, etc. conclut la FNAIM.

Le ministère se justifie

Toutefois, le ministère a été clair, affirmant qu’il ne s’agit pas de faire payer les manques à gagner par les propriétaires. L’objectif est plutôt de mettre fin aux pratiques abusives sur le marché immobilier. Les tarifications exorbitantes sont actuellement devenues une véritable règle, a fait constater le ministère. Le marché manque de transparence, les agences immobilières ne remplissent pas leurs obligations. Résultat, se loger devient de plus en plus coûteux, ont affirmé de leur côté les services de l’hôtel de Castries en juin dernier.

Pour mémoire, le projet de loi Alur veut également renforcer la mesure d’encadrement des loyers, en vigueur depuis l’année dernière. Les nouvelles mesures seront appliquées dans 28 agglomérations en France. Une fois le texte ratifié, les tarifs à la location ne pourront plus dépasser 20 % du loyer médian de référence. Les bailleurs pourront néanmoins déroger à la loi si des travaux de rénovation ont été réalisés.