Les investisseurs immobiliers sont de plus en plus hésitants. Avec le régime fiscal actuel, ils peinent en effet à dégager un rendement positif.

Une fiscalité peu attractive

Le secteur immobilier évolue dans un environnement très défavorable et en constante dégradation. Comme l’a fait remarquer Promogim, les investisseurs sont de moins en moins nombreux sur le marché. En 2011, ils représentaient plus de la moitié des acquéreurs (57 %). Mais ce taux n’a pas cessé de baisser depuis pour s’établir actuellement à 34 %. Ce mouvement à la baisse est la résultante du durcissement de la fiscalité au cours de ces dernières années selon les explications de Christian Rolloy, le président de Promogim. Les revenus immobiliers sont taxés à des taux si exorbitants que les professionnels sont découragés. Les bénéfices sont parfois même négatifs après impôts.

La loi Duflot : ses effets sont encore attendus

Les effets du dispositif Duflot se font encore attendre. Entrée en vigueur depuis le mois de janvier, celui-ci est sensé avoir un effet d’entraînement sur le secteur du logement. Comparativement à son prédécesseur, la loi Scellier, le taux de défiscalisation est plus important, fixé à 18 % contre 13 % pour ce dernier. La situation actuelle est un véritable paradoxe. L’on reconnaît que les investisseurs éprouvent du mal à adopter le dispositif. Comme le montrent les statistiques de Capfi, leur part dans les demandes de crédits immobiliers a baissé de 3 points sur la période mars-avril pour s’établir à 13 %.

Une crise passagère

Visiblement, le gouvernement n’atteindra pas son objectif de construire jusqu’à 500 000 logements en 2013. Au cours des trois premiers mois de l’année, Promogim dit n’avoir pu vendre que 20 000 biens alors qu’au T4 2012, les chiffres se situaient aux alentours de 23 300. Le secteur du neuf est actuellement dans une situation inquiétante. Au vu du contexte actuel, le nombre de nouvelles constructions ne dépasserait pas 75 000 pour l’ensemble de l’année 2013, soit 5 000 de moins qu’en 2012. En dépit de tout cela, les analystes restent optimistes. Ils sont persuadés que la crise n’est que passagère.