La Garantie Universelle des loyers est un système prévu par le gouvernement pour éviter les litiges entre les propriétaires et des locataires en cas de loyers impayés. Elle se base sur la mise en place d’un fonds de garantie, qui sera alimenté mutuellement par les deux parties. Prévue être appliquée au 1er janvier 2016, cette GUL fait encore l’objet de controverses.

Les réticences fusent de part et d’autre

A droite comme à gauche, certains élus redoutent les effets néfastes de cette GUL. En citant l’exemple de la garantie des risques locatifs, le député UMP Benoist Apparu ne cache pas sa méfiance par rapport à ce projet ; il rappelle que seuls 5% des propriétaires ont suivi cette initiative. Il se justifie en disant que les bailleurs choisiront sans nul doute les meilleurs dossiers afin de se protéger contre les risques d’impayés. Il souligne toutefois le besoin de garder un système de caution.
A gauche, l’on demande à instaurer un amendement afin que la tâche de pilotage du dispositif ne revienne pas à un établissement public mais à une association d’acteurs publics et privés.
Le député PS Christophe Caresche estime par ailleurs que le dispositif de la garantie universelle des loyers est une initiative intéressante, mais dont la gestion devrait être des plus fiables, afin que les problèmes de gestion ne viennent pas entraîner une augmentation excessive des charges à prélever chez les locataires et les propriétaires.

Le coût : toujours un point sensible

Tous se posent soulèvent également la question du coût de ce dispositif. Le Ministère a annoncé un premier chiffre, qui se situerait entre 400 et 700 millions d’euros.
Or, d’après une autre estimation du député UMP Gilles Carrez, qui est également président de la commission des finances, le dispositif reviendrait beaucoup plus cher. Il estime que la GUL coûterait plus d’un milliard et demi d’euros, une estimation que la ministre Cécile Duflot a vite jugée farfelue.
Les acteurs politiques s’inquiètent également sur un autre point qui demeure encore flou : la cotisation des locataires et des propriétaires. Cette contribution devrait être supportée à parts égales entre les deux parties, et ne devrait pas dépasser 2% du loyer. Ce dernier point n’apparaît toutefois pas dans le texte de loi, ce qui laisse plusieurs acteurs perplexes.