On a assiste à une hausse modérée de l’indice de référence des loyers pour le premier trimestre 2013. En effet, selon les informations de l’Insee, cette hausse s’élève à 1,54 %. Cet indice est un outil important pour le calcul de la revalorisation des niveaux de loyer concernant les logements d’habitation.

Une bonne nouvelle pour les locataires

Pour le quatrième trimestre d’affilée, on a assisté à un ralentissement de la hausse de l’indice de référence des loyers ou IRL. Alors que cette variation annuelle en était à 2,24 % d’augmentation pour 2012, elle a baissé de manière importante en 2013.

C’est à partir du 1er août 2012, date d’application du décret sur les loyers à la relocation que cet indice est devenu très important dans la régulation des loyers. Ce décret porte plus précisément sur 38 localités ayant plus de 50000 habitants en outre-mer et en France métropolitaine. A l’occasion de la révision annuelle ou lors du renouvellement du bail c’est cet indice de référence des loyers qui sert de référence pour la révision des loyers. Par exemple, si un bail signé au mois de mars 2012 stipule un loyer de 1000 euros, lors de l’année 2013, le loyer ne devra pas augmenter de plus de 15,40 euros, soit 1,54 % du loyer précédent. Cette mesure entre dans le cadre d’application des reformes fiscaux dont la loi duflot en particulier.

Loyers indexés sur l’inflation

C’est la méthode de calcul de l’IRL qui le rend aussi peu élevé. Il faut en effet trouver la moyenne des prix à la consommation, sans compter le tabac et le loyer de la dernière mensualité du trimestre. Et pourtant, sur un mois et une année, l’inflation est restée à 0,8 % au mois de mars, ce qui est plutôt faible.

Il existe donc une relation directe entre l’évolution des loyers et l’application de l’IRL sur la hausse des prix à la consommation. L’on assiste alors à un ralentissement de la hausse des loyers lors du premier trimestre de 2013, dans le cas d’un renouvellement de bail ou d’une relocation.

Toutefois, il existe deux conditions auxquelles certains propriétaires ont le droit d’appliquer une hausse plus importante de leur loyer : il faut qu’ils aient réalisé des travaux ayant coûté 50 % de la dernière année de loyer au minimum, ou sinon il faut qu’ils justifient avoir appliqué un loyer indubitablement en dessous de la référence des loyers sur le marché.