D’après Galian, assureur professionnel, l’application de la Garantie Universelle des Loyers pourrait coûter la bagatelle d’1,5 à 2 milliards d’euros par an.

Un projet qui nécessite plus de maturité

L’assureur Galian, spécialisé dans la garantie financière a publié un communiqué dans lequel il dit clairement que le coût public de la nouvelle garantie universelle des loyers donne matière à réfléchir. Pour rappel, cette taxe est destinée à assurer les bailleurs contre tous risques d’impayés de loyer, et cela, sous forme d’un système d’aides. Cette mesure a été instaurée afin de relancer l’immobilier, et d’accélérer l’accès au logement tout en réduisant au minimum les possibilités d’expulsions.

Après avoir discuté du principe, discutons du coût

Une fois passé le cap des débats concernant les termes de ce dispositif Duflot 2, c’est maintenant le coût du GUL qui devient le centre d’attention.
Galian indique alors que le gouvernement table alors sur un coût approximatif entre 400 et 700 millions d’euros, alors qu’en réalité il ne serait pas faisable à moins d’un milliard et demi d’euros, voire deux milliards d’euros.
De plus, ce dispositif ne se fera pas sans la création de nouveaux postes de fonctionnaires, de l’élaboration d’un process, tout comme l’instauration d’un établissement gestionnaire public. Cela va sans dire, toutes ces actions impliquent des fonds supplémentaires.

Ouvrir le dispositif vers un partenariat public-privé

Le plus grand impact serait alors enregistré au niveau du budget des ménages, étant donné que les locataires et les propriétaires se départageront à parts égales le paiement de cette taxe.
Galian ne rejette toutefois pas l’idée d’un système de garantie. Il préconise par contre un mécanisme de partenariat privé-public, afin d’intégrer dans le processus des acteurs ayant longtemps baigné dans la gestion de garanties de loyers impayés. Ainsi, les charges pour l’Etat seraient diminuées, diminuant par la même occasion les taxes à payer pour les propriétaires et les ménages locataires.