Un an après son entrée en vigueur sur l’ensemble du territoire français, le dispositif Duflot est encore mal compris par les investisseurs immobiliers.

Le dispositif Duflot est encore mal connu

Récemment, l’Union financière de France ou UFF a déclaré que le nouveau dispositif Duflot, également connu sous l’appellation de Loi Alur n’est pas encore cerné par la majorité des investisseurs immobiliers. En effet, d’après cette enquête réalisée auprès de 150 clients de la banque et 300 Français patrimoniaux, ces investisseurs ont encore un doute sur la fiabilité des dispositions du successeur de la loi Scellier portant sur l’encadrement des loyers en France. Même un an après son entrée en vigueur, il reste encore imprécis aux yeux de ses principaux bénéficiaires et de ses utilisateurs habituels.

Un sondage aux résultats alarmants

L’issue de ce sondage révèle des résultats plutôt alarmants. En effet, seul un faible pourcentage des personnes interrogées, c’est-à-dire 5% seulement, ont déclaré qu’elles étaient au courant du fonctionnement du nouveau dispositif, un an après son entrée en vigueur. Par ailleurs, le chiffre le plus criant porte sur l’effectif des investisseurs qui avouent encore mal connaître le mécanisme de l’Alur. Ils s’élèvent à près de 68% des personnes ayant participé au sondage. 26% de ces participants confirment même qu’ils connaissent très mal le fonctionnement de cette nouvelle loi. À côté de ces chiffres, 15% déclarent être séduits par ce nouveau cadrage juridique, tandis que 85% préfèrent exclure toute opération d’investissement locatif, avec la Loi Duflot comme cadre juridique.

Pourquoi une telle réticence ?

D’après les auteurs de ce sondage, la réticence des investisseurs immobiliers envers le dispositif Duflot s’explique avant tout par la mauvaise communication autour de la loi, entraînant ainsi le détournement des principaux utilisateurs. En effet, les modifications apportées à ce dispositif visaient à mieux assurer le développement du logement d’une part, et proposer des conditions beaucoup plus attractives aux investisseurs d’autre part. Contrairement aux attentes de ses initiateurs, la loi Duflot est encore remise en cause par plus de la moitié des investisseurs immobiliers, c’est-à-dire 55% des personnes interrogées, pour la complexité du système d’encadrement des loyers.