Dans l’affaire des expulsions locatives rapportés par la Fondation Abbé Pierre, la ministre Cécile Duflot a annoncé qu’elle souhaitait apporter le maximum d’éclaircissements, afin d’y trouver des solutions.

Une nette régression au cours de ce mois d’août

Le mardi 20 août, la fondation Abbé Pierre a fait couler beaucoup d’encre, indignée que la loi ne soit pas respectée par rapport aux expulsions locatives, qui infligent des traitements inhumains aux personnes expulsées. Le délégué général de cette Fondation a déploré le fait que la situation affiche un net recul : ce mois d’août a été particulièrement marqué par une hausse des expulsions locatives.

Cette fondation rappelle d’ailleurs que par rapport à l’ancien gouvernement qui disait que rien ne pouvait y changer, celui-ci avait annoncé que même s’il fallait modifier le droit, le respect de l’homme devait être priorisé. M. Doutreligne a alors fait savoir que ce discours plaisait à la fondation, si seulement il était appliqué.

Éclaircir la situation et trouver des solutions

Vouloir faire toute la lumière sur cette affaire afin de comprendre ce qui s’est passé, voilà ce qu’a affirmé la ministre du logement Cécile Duflot, interrogée par France Inter. Elle a également reconnu qu’il y a eu une anomalie, et que des actions sont en cours afin de corriger le tir. Elle a d’ailleurs rappelé que 4 cas ont été identifiés à ce stade, dont un à qui un hébergement a immédiatement été proposé, en ajoutant que l’expulsion ne doit pas être appliquée aux personnes reconnues prioritaires. Mme Duflot a souligné d’ailleurs que dès cette année, l’État allait mettre en place 9000 nouvelles infrastructures d’hébergement afin de lutter contre l’exclusion sociale et la pauvreté.