Depuis le 1er juillet dernier, plusieurs associations revendiquent un meilleur suivi des personnes sans domicile. Elles se sont donc mobilisées pour faire insérer quelques amendements au dispositif Duflot.

Origine des requêtes annoncées par plusieurs associations

En se basant sur le dernier baromètre de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale ou Fnars, les organisations caritatives oeuvrant pour le mieux être des personnes mal logées et des individus sans domicile ont tiré la sonnette d’alarme sur les conditions de prise en charge de ces personnes en difficultés de logement.

Ledit baromètre s’appuie sur un sondage concernant les services d’accueil téléphoniques au 115. Il révèle ainsi que dans 37 départements français, les appels à destination de ce numéro ont augmenté de 30% sur un an. Il met également le point sur son efficacité, car près de 70% des personnes à la recherche d’une habitation ne trouvent aucune solution.

Devant cet état de fait, 34 associations se sont réunies afin de réclamer de vive voix des dispositions législatives visant à améliorer la situation de ces personnes sans domicile. Elles ont donc lancé le 1er juillet dernier une mobilisation commune à la Gare de Lyon, afin de faire entendre leur requête.

Aperçu des amendements réclamés

Durant ces manifestations, ces 34 associations dont la fondation Abbé Pierre, ou la Fnars, le Secours catholique ou l’ATD Quart Monde ont tenu de rappeler les derniers faits ayant marqué la situation de ces personnes non logées. En effet, en dehors de la saison hivernale, les centres d’hébergement ferment leurs portes, pour des raisons jusqu’ici inexpliquées, entraînant ainsi une augmentation des expulsions locatives.

Elles reprochent également à l’État ainsi qu’aux organismes concernés le démantèlement de bidonvilles qui ne cessent de se poursuivre ; des faits qui mettent directement ces victimes à la rue. Pour résoudre ces situations, ces associations proposent donc quatre amendements à insérer dans le dispositif Duflot. Il s’agit de la création d’un texte fixant le droit des personnes sans domicile à un accompagnement social et se basant sur le respect du principe selon lequel ces personnes ne doivent pas être abandonnées durant la procédure.

Ils revendiquent également la reconnaissance de la participation de ces personnes sans domicile aux conseils consultatifs, le renforcement des services portant sur leur accueil et leur orientation.